| Pays | Coût annoncé | % du PIB ↓ | Déficit budgétaire | Entrée en vigueur |
|---|---|---|---|---|
| 🇲🇹 Malte | Jusqu'à 250 M€ | 1.30% | ▼ -2,2% PIB | — |
| 🇭🇷 Croatia | 450 M€ | 0.60% | ▼ -3,0% PIB | 10 mars 2026 |
| 🇨🇾 Chypre | 200 M€ | 0.50% | ▲ +3,4% PIB | 26 mars 2026 |
| 🇪🇸 Espagne | 5 Md€ | 0.40% | ▼ -2,4% PIB | 21-22 mars 2026 |
| 🇬🇷 Grèce | 800 M€ | 0.32% | ▲ +1,7% PIB | 1er avril 2026 |
| 🇵🇹 Portugal | 450 M€ | 0.17% | ▲ +0,7% PIB | 1er avril 2026 |
| 🇸🇪 Suède | 825 M€ | 0.14% | ▼ -1,3% PIB | 1er mai 2026 |
| 🇮🇪 Irlande | 755 M€ | 0.12% | ▲ +1,8% PIB | 24 mars 2026 |
| 🇧🇬 Bulgarie | 125 M€ | 0.10% | ▼ -3,5% PIB | 27 mars 2026 |
| 🇪🇪 Estonie | 30–40M€ | 0.10% | ▼ -2,0% PIB | 22 mars 2026 |
| 🇳🇱 Pays-Bas | 1,1 Md€ | 0.09% | ▼ -1,6% PIB | 20 avril 2026 |
| 🇱🇻 Lettonie | 30 M€ | 0.07% | ▼ -2,5% PIB | 1er avril 2026 |
| 🇮🇹 Italie | 1Md€ | 0.05% | ▼ -3,1% PIB | 19 mars 2026 |
| 🇩🇪 Allemagne | 1,6 Md€ | 0.04% | ▼ -2,7% PIB | 1er avril 2026 |
| 🇵🇱 Pologne | 375 M€ | 0.04% | ▼ -7,3% PIB | 31 mars 2026 |
| 🇷🇴 Roumanie | 120M€ | 0.03% | ▼ -7,9% PIB | 1er avril 2026 |
| 🇸🇮 Slovenie | 23 M€ | 0.03% | ▼ -2,5% PIB | 22 mars 2026 |
| 🇭🇺 Hongrie | 50 M€ | 0.02% | ▼ -4,7% PIB | 10 mars 2026 |
| 🇱🇹 Lituanie | 15 M€ | 0.02% | ▼ -1,8% PIB | 1er avril 2026 |
| 🇫🇷 France | 330 M€ | 0.01% | ▼ -5,1% PIB | 1er avril 2026 |
| 🇨🇿 Rep. Tchèque | 40 M€ | 0.01% | ▼ -2,1% PIB | 8 avril 2026 |
| 🇦🇹 Autriche | 37 M€ | — | ▼ -4,2% PIB | 2 avril 2026 |
| 🇧🇪 Belgique | — | — | ▼ -5,2% PIB | — |
| 🇩🇰 Danemark | — | — | ▲ +2,9% PIB | — |
| 🇫🇮 Finlande | — | — | ▼ -3,4% PIB | Mi-mars 2026 |
| 🇱🇺 Luxembourg | — | — | ▼ -2,0% PIB | — |
| 🇸🇰 Slovaquie | — | — | ▼ -4,5% PIB | 19 mars 2026 |
Ce tracker recense et analyse les mesures adoptées par les États membres de l'Union européenne en réponse au choc énergétique consécutif au conflit au Moyen-Orient. Il a vocation à être actualisé toutes les deux semaines au rythme de l'évolution du conflit et des réponses politiques qu'il suscite. Le lien est mis à jour directement sur le site de l'Institut Jacques Delors.
Chaque État membre est classé selon la nature des mesures mises en place : ciblées, non ciblées ou mixtes. Un pays est considéré comme « ciblé » lorsque la majorité des mesures vise des publics spécifiques, tels que les ménages à faibles revenus ou certains secteurs économiques vulnérables (par exemple, aides conditionnées à un seuil de revenu ou subventions destinées aux exploitations agricoles). À l'inverse, les mesures non ciblées s'appliquent indistinctement à l'ensemble de la population. Les mesures sectorielles sont intégrées à la catégorie des mesures ciblées, dans la mesure où elles s'adressent par définition à un secteur d'activité spécifique. La catégorie « mixte » (« les deux ») regroupe les pays combinant mesures ciblées et non ciblées.
Chaque État membre fait l'objet d'une fiche individuelle comprenant : la coalition politique au pouvoir, ainsi que les dates des prochaines élections, afin de contextualiser les choix politiques à l'aune des échéances électorales ; les dates d'entrée en vigueur et de fin annoncée des mesures, en tenant compte du fait que certaines peuvent être prolongées par voie réglementaire ; le coût estimé des mesures tel que communiqué par le gouvernement, avec des formats de déclaration variables (mensuels, cumulés ou plafonds de dépenses). Un filtre de temporalité, disponible en haut à droite, permet de comparer la durée des mesures entre pays.
Le taux d'électrification est présenté sur la période 2014–2024, avec un point de référence en 2021 afin d'illustrer l'évolution entre la crise énergétique de 2022 et la période actuelle. Le mix électrique de chaque pays en 2025 est issu des données d'Ember, utilisées de manière homogène pour garantir la comparabilité. Ces données permettent d'évaluer le degré de dépendance aux énergies fossiles, en particulier au gaz, et donc la vulnérabilité relative des États membres face au choc énergétique.
Les mesures actives ont été regroupées en huit catégories : blocage des prix, incluant plafonnement quotidien, gel ou prix maximum du carburant ; mesures fiscales spécifiquement pour les secteurs énergétiques, comprenant baisses de TVA, d'accises ou reports de hausses de taxes ; régulation des marges, via des mécanismes anti-spéculation, de suivi ou de plafonnement des marges commerciales ; mesures sectorielles, ciblant les secteurs les plus exposés comme le transport, l'agriculture ou la pêche ; protection sociale, avec indemnisations des ménages ou blocages des prix de l'énergie pour les foyers ; sobriété et rationnement ; sécurité d'approvisionnement ; et électrification, via des incitations aux véhicules électriques, pompes à chaleur ou soutien à l'électrification de l'industrie. Les filtres disponibles en haut à droite permettent d'isoler chacune de ces catégories.
Les données de prix sont issues du Weekly Oil Bulletin de la Commission européenne, retenu pour sa couverture homogène de l'ensemble des États membres et sa fréquence hebdomadaire. Les relevés sont présentés d'avant le début du conflit et à la dernière date disponible, permettant ainsi de mesurer l'évolution des prix à la pompe depuis le début de la crise.
Un tableau de bord agrégé présente le mix électrique de l'Union européenne en 2025 ainsi que le montant total des mesures annoncées par les États membres, auquel s'ajoute le surcoût des importations fossiles. Ce total doit être interprété avec prudence en raison de l'hétérogénéité des modes de déclaration : certains pays communiquent des coûts mensuels, d'autres des montants cumulés ou des plafonds de dépenses qui ne sont pas nécessairement entièrement mobilisés. Cette diversité limite la comparabilité stricte entre États membres. Un classement final permet de comparer les pays selon le coût des mesures, leur poids en pourcentage du PIB, le solde budgétaire (déficit ou excédent) et la date de mise en œuvre.
L'onglet Sources recense l'ensemble des références mobilisées. Les informations ont été systématiquement croisées entre sources publiques officielles et médias nationaux pour en vérifier la fiabilité. Les données de temporalité reflètent les mesures en vigueur au 7 avril 2025, sous réserve de prolongation par ordonnance. Les données présentées sont issues de sources publiques et de médias cités. Ce tracker a été réalisé dans la publication de l'Institut Jacques Delors intitulée « Guerre en Iran : un électrochoc pour la transition énergétique européenne? »
Citation recommandée : Moscovici, A., Nguyen, P.-V, « Guerre en Iran : l'électrochoc tant attendu pour la transition énergétique européenne? », Policy brief, Institut Jacques Delors, Avril 2026
Pour toute question ou information complémentaire : moscovici@delorsinstitute.eu